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L'endométriose reste encore assez mal définie. Pourtant elle touche environ 1 femme sur 10.

C'est pourquoi des campagnes d'informations sont désormais diffusées. Parce que savoir que ça existe et comment ça peut se manifester, c'est déjà un premier pas vers une meilleure prise en charge.

En effet, on compte environ 7 ans de retard de diagnostic sur cette maladie chronique qui peut être très invalidante.

Le but est donc de faire le point simplement sur cette maladie et le parcours de diagnostic et de prise en charge.

 


Qu’est-ce que l’endométriose ?

OSTEOPATHIE GYNECOLOGIE

Il s’agit de la présence en dehors de la cavité utérine de cellules ressemblant beaucoup à celle de l’endomètre.

En effet, l’utérus est constitué de 3 couches :

  • Une couche externe
  • Une couche moyenne qui est le muscle utérin appelé myomètre.
  • Une couche interne, l’endomètre. C’est cette couche qui évolue au cours du cycle. Elle se multiplie et grossit afin d’accueillir un éventuel œuf fécondé. Puis elle désquame au moment des règles s’il n’y a pas eu de nidation. Son évolution dépend du cycle hormonal.

 

 

 

Ainsi, les cellules de type endométrial qui sont en dehors de l’utérus vont suivre les mêmes évolutions en fonction du cycle hormonal : OSTEO ENDOMETRIOSEils prolifèrent, saignent (ce sont les règles), puis cicatrisent. Ce faisant, ils endommagent les organes colonisés et créent des nodules et adhérences.

 

 

 

 

 

Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

C’est là que ça se complique… Il y a une absence complète de parallélisme entre le volume des lésions et la gravité des symptômes. Ainsi, certaines patientes peuvent avoir des douleurs importantes alors qu’il sera difficile de détecter les lésions. D’autres n’auront que peu ou pas de douleurs et on détectera les lésions à la suite d’un problème de fertilité ou d’une chirurgie abdominale par exemple.

Donc les tableaux cliniques (=l’ensemble des symptômes que présente une patiente) sont vraiment très nombreux.

D’ailleurs, j’en profite pour vous parler de la cohorte de femmes qui sont atteintes d’endométriose et qui sont suivies sur le long terme. Le but de ce suivi est d’identifier les différentes formes de manifestations de cette pathologie et ainsi mieux identifier les patientes atteintes notamment. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site COMPARE.

 

On retiendra qu’on pense à l’endométriose :

  • lors de douleurs abdominales et pelviennes qui évoluent de façon cyclique,
  • lors de difficulté à procréer,
  • et lorsqu’il existe des douleurs à la défécation, à la miction et/ou aux rapports sexuels.

Ces douleurs sont souvent majorées lors des périodes de règle mais peuvent aussi être présentes en permanence.

Les lieux d’atteinte sont souvent proches de l’utérus : vessie, rectum, péritoine (c’est le sac qui contient les intestins). Mais on a identifié des cas d’atteinte du diaphragme (le muscle qui permet de respirer), des poumons voire même du système nerveux central…

 

Comment on diagnostique l’endométriose ?

Cette pathologie est encore mal connue et donc difficile à diagnostiquer.

Un médecin jugeait « En y pensant toujours, on la trouverait souvent ».

Aujourd’hui on rapporte environ 7 ans de retard de diagnostique sur cette pathologie.

Votre gynécologue commencera souvent par vous proposer une pilule contraceptive qui vous apporte des hormones féminines en continu. Le but est de bloquer les cycles. L’apport exogène d’œstrogène et progestérone permet de mettre en sourdine les incitations hormonales supérieures qui sont à l’origine des cycles menstruels. Si les douleurs se règlent ainsi, on ne proposera que rarement d’autres examens.

Quand les douleurs sont invalidantes, ou qu’il y a une hypofertilité, on recherchera avec des examens d’imagerie l’étendue des lésions.

Cela commence avec une échographie pelvienne et peut être complétée avec une IRM abdomino-pelvienne. J’insiste ici sur le fait que trouver ces lésions est difficile et demande surtout de l’expérience dans le domaine. Ainsi, le site deuxième avis vous permet de soumettre vos résultats d’imagerie médicale (même quand ils ne présentent aucun signe d’après le premier avis du radiologue) à un radiologue expert (et cela de façon gratuite).

 

D’ailleurs, ce système de deuxième lecture des images médicales est aussi un protocole adopté conventionnellement dans le cadre du dépistage du cancer du sein.

 

Enfin l’examen de cœlioscopie est réalisé dans les cas les plus douloureux ou lorsqu’il y a une infertilité et consiste à explorer les tissus à la recherche de lésion. Généralement, on en profite alors pour traiter de façon chirurgicale ces lésions.

Quels sont les traitements de l’endométriose ?

Le premier traitement de l’endométriose est donc hormonal. Un apport continu en hormones sexuelles permet de suspendre les cycles et donc l’extension de la maladie. En revanche, ce traitement ne permet pas de traiter les lésions déjà présentes.

Je fais ici un aparté sur la grossesse.

L’arrêt de la pilule pour un projet de grossesse se fait avec le suivi de son gynécologue. On vous propose alors des alternances d’arrêt et reprise de la pilule afin d’atteindre un compromis entre une fenêtre de conception et un blocage de la maladie.

La grossesse est en elle-même un soulagement pour les patientes souffrant d’endométriose. C’est aussi, du point de vue ostéopathique, le moment de travailler au mieux les lésions d’endométriose. On profite, en effet, de l’imprégnation hormonale des tissus pour travailler manuellement les lésions adhérentes avec un double objectif : vous apporter du confort pour l’après accouchement et surtout favoriser au mieux la nécessaire libre expansion de l’utérus lors de la grossesse.

Enfin, la chirurgie propose d’enlever les nodules et adhérences de façon mécanique. Ces interventions engendrent une inflammation locale qui peut créer de nouvelles adhérences. C’est pourquoi la chirurgie n’est proposée que dans les cas les plus graves. Elle est notamment envisagée dans les cas d’infertilité.

Avant il reste comme alternative les thérapies manuelles telles que l’ostéopathie.

 

Comment l’ostéopathie peut vous aider quand vous souffrez d’endométriose ?

L’ostéopathie a plusieurs actions sur une patiente ayant une endométriose :

  • Action sur les adhérences viscérales. Lors d’une conférence avec l’association Endofrance, l’une des intervenantes soulignait le rôle des ostéopathes dans cet aspect de la maladie. En effet, nous avons vu que les douleurs abdominales sont causées notamment par les adhérences consécutives de l’état inflammatoire chronique des patientes. Les manipulations viscérales ont pour objectif de travailler sur ces lieux de restriction de mobilité. Le ventre est peu à peu plus souple. Les douleurs abdominales sont alors généralement moins intenses.
  • Lutte contre l’infertilité ; Les manipulations ostéopathiques ont pour premier objectif d’optimiser la mobilité notamment des trompes. Les adhérences dont on parlait touchent également les annexes (ovaires, trompes). Or leurs mobilités sont essentielles pour permettre la rencontre des gamètes mâles et femelles. Puis, nous utilisons un ensemble de techniques vasculaires et lymphatiques afin de diminuer le terrain inflammatoire des patientes souffrant d’endométriose. En effet, ces inflammations chroniques auraient tendance à empêcher la nidation de l’œuf fécondé (c’est d’ailleurs le principe utilisé avec le stérilet). Certains avancent que cet état inflammatoire atteint également la qualité des gamètes.

Quelles sont les autres moyens pour diminuer les douleurs liées à l’endométriose ?

 

Comme chaque femme a une expression de cette pathologie qui lui est propre, chacune doit trouver sa propre formule de soins. Il existe plusieurs approches qui sont assez plébiscitées pour diminuer les douleurs en plus de l’ostéopathie :

  • Le Yoga ; il existe plusieurs types de Yoga et certains ont une visée thérapeutique. Le Yoga qui s’adresse aux problématiques gynécologiques est souvent orienté autour de positions qui favorisent la mobilité du bassin et l’ouverture des hanches. Ce sont en effet, des structures liées anatomiquement avec le système gynécologique, sa vascularisation et son innervation. Ainsi, une pratique régulière aurait des effets bénéfiques. En ce qui concerne l’endométriose, je vous propose 2 liens à tester.

médecince douceBLOG HORMONE DIVA : il s'agit de 6 postures simples de Yoga à faire au quotidien. Je pense que ça vous permet d'avoir une routine qui prend entre 15 et 20 min. J'ai gardé le lien car les commentaires sont très positifs. Mais il faut bien comprendre l'anglais.

 

 

 

Sinon, toujours en anglais, une vidéo d'une séance de yoga complète en 45 min :

 

N’hésitez pas à me faire vos retours sur l’efficacité de cette méthode 😉

 

  • Le régime alimentaire ; Depuis quelques temps, on parle de « l’alimentation anti-inflammatoire ». Ce genre de régime présente de bons résultats sur les maladies à fond inflammatoire telle que l’endométriose. Je vous laisse un lien qui répertorie 2 vidéos explicatives.

 

Alimentation et Endométriose

 

  • La sophrologie permet de gérer les douleurs en général. Dans le cas de l’endométriose, il s’agit de développer des outils personnalisés pour gérer les crises de douleur, pour vous permettre de vous défocaliser de cette douleur.

 

 

 

 

 

 

L’association ENDOLIVE répertorie l’ensemble des pratiques plébiscitées par les patientes pour soulager les symptômes de l’endométriose

SOURCES

 

 

  • L’association ENDOFRANCE est reconnue par l’état. Elle est créée et souvent animée par des patientes. L’association a pour vocation de mettre à disposition une information fiable, de rompre l’isolement des patientes et d’instaurer un dialogue constructif avec les médecins. Vous pouvez notamment les contacter pour trouver des praticiens qui sont spécialisés dans la prise en charge de cette pathologie : https://www.endofrance.org/la-maladie-endometriose/qu-est-ce-que-l-endometriose/

 

 

 

  • Deuxième avis est un site qui propose de prendre l’avis d’un médecin considéré comme expert dans certaines pathologies. Vous pouvez ainsi transmettre vos questions et vos examens médicaux (échographie pelvienne, IRM) à un expert et recevoir un avis sous une semaine. C’est simple, rapide et souvent gratuit https://www.deuxiemeavis.fr/pathologie/endometriose

 

 

  • Enfin, l'anecdote au sujet de Marilyn vient de la newsletter sciencetips! J'adore recevoir 2 fois par semaine des anecdote synthétiques sur l'histoire des Sciences.